Permis hauturier : tout savoir sur la préparation, le coût et l'examen

Passer le permis hauturier est une étape incontournable pour les plaisanciers qui souhaitent s'affranchir de la limite des 6 milles nautiques d'un abri. Cette extension du permis côtier permet de naviguer sans restriction de distance, à condition de maîtriser les techniques de navigation traditionnelle.

Le permis hauturier permet de naviguer sans limitation de distance à partir d'un abri, à condition de maîtriser la navigation sur carte. Accessible aux titulaires du permis côtier, il repose exclusivement sur une épreuve théorique où la précision des calculs et la maîtrise de la cartographie sont essentielles. Avec une préparation sérieuse et des entraînements réguliers, cette extension reste parfaitement accessible, que l'on choisisse une formation en présentiel ou en ligne.

Pourquoi passer le permis hauturier ?

Le GPS, les cartographies électroniques et les traceurs facilitent aujourd'hui la navigation. Pourtant, ces équipements ne remplacent pas les connaissances fondamentales. Une panne électrique ou électronique peut rapidement compliquer une traversée si le chef de bord ne sait pas déterminer sa position sur une carte marine.

L'extension hauturière permet d'acquérir cette autonomie en apprenant à : tracer une route sur une carte marine, calculer un cap, tenir compte de la dérive et du courant, utiliser les marées dans ses calculs, préparer une navigation en toute sécurité, etc.

Les conditions pour obtenir le permis hauturier

Contrairement au côtier, l'extension hauturière ne comporte pas de partie pratique obligatoire, mais un examen théorique. Pour s'inscrire, il faut donc être titulaire du permis côtier (ou d'un titre reconnu équivalent). Celui-ci évalue la capacité du candidat à tracer une route sur une carte, calculer un cap en tenant compte du vent et des courants, déterminer une position par relèvements, calculer les marées selon la règle des douzièmes et maîtriser la météorologie marine. Pour réussir, il faut obtenir une note minimale de 10 sur 20. La formation est plus exigeante que pour le côtier et nécessite souvent un travail personnel.

Quel budget prévoir ?

Le budget moyen se situe autour de 350 euros, en comptant la formation, le timbre fiscal de 38 euros et le matériel pédagogique (un compas pointe sèche, une carte marine 9999 du Shom, une règle Cras Marine).

Le choix d'une formation à distance permet souvent davantage de souplesse, tout en offrant un accès permanent aux cours et aux exercices.

Comment se déroule l'examen ?

L'épreuve dure 1 h 30 et porte exclusivement sur la navigation théorique.

Le candidat doit notamment démontrer sa capacité à :

  • effectuer un point sur carte ;
  • tracer une route ;
  • calculer un cap vrai et un cap compas ;
  • résoudre un exercice de marée ;
  • répondre à des questions de météorologie ;
  • connaître les équipements de sécurité obligatoires ;
  • comprendre les principales aides électroniques à la navigation.

L'exercice cartographique représente la partie la plus importante de la notation.

Le jour de l'examen, chaque candidat doit apporter sa propre carte SHOM 9999 vierge ainsi que son matériel de tracé.

Combien de temps faut-il pour se préparer ?

La plupart des candidats consacrent entre 25 et 40 heures de travail pour être prêts.

Une progression régulière est généralement plus efficace qu'un apprentissage intensif sur quelques jours. Alterner les cours théoriques, les exercices sur carte et marées permet de développer les automatismes recherchés lors de l'examen.

Les exercices de cartographie sont essentiels : plus ils sont répétés, plus les manipulations deviennent rapides et précises.

Le matériel indispensable

La préparation repose sur quelques outils incontournables :

En plus de la fabrication des règles Cras, FlashTide propose different pack permis hauturier

FlashTide viens de proposer une représentation d'une carte Shom 9999 avec le positionnement et les photos des amers et balises de la Baie de Quiberon utilisées lors de l'épreuve

Associer le permis hauturier au CRR

Les plaisanciers qui envisagent des navigations plus éloignées suivent souvent, en parallèle, la préparation au Certificat Restreint de Radiotéléphoniste (CRR).

Ce certificat est nécessaire pour utiliser certaines radios VHF équipées de l'Appel Sélectif Numérique (ASN/DSC). Les deux formations sont complémentaires : l'une développe les compétences de navigation, l'autre prépare aux communications radio en mer.

Questions fréquentes

  • Une épreuve pratique est-elle prévue ?
    Non. L'extension hauturière repose uniquement sur un examen théorique.
  • Peut-on naviguer partout avec le permis hauturier ?
    Cette extension supprime la limitation des 6 milles imposée par le permis côtier français. Les règles de navigation et les exigences éventuelles des pays visités restent toutefois à respecter.
  • Faut-il choisir une règle Cras ou un rapporteur breton ?
    Les deux instruments sont autorisés à l'examen. Le choix dépend surtout des habitudes du candidat : certains apprécient la précision de la règle Cras, d'autres trouvent le rapporteur breton plus intuitif.
  • La carte SHOM est-elle fournie ?
    Non. Chaque candidat doit apporter sa propre carte SHOM 9999, en parfait état et sans annotation.
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